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Petit pense bête à l'usage des futurs globe trotters (texte à compléter) |
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Le travail Nous avons eu tous deux la possibilité de prendre un congé sabbatique dans nos entreprises respectives.Le congé sabbatique est inscrit dans le droit du travail et peut être demandé par tout salarié, pouvant justifier d’au moins 3 ans d’ancienneté dans son entreprise et d’au moins 6 ans d’activité professionnelle. Sa durée est de 6 mois minimum et de 11 mois maximum (parfois renouvelable une fois selon la convention collective de l’entreprise).C’est un congé évidemment non rémunéré, pendant lequel le contrat de travail est suspendu, mais à son issue l’employeur a l’obligation de reintégrer le salarié dans son emploi précédent ou un emploi similaire, assorti d’une rémunération au moins équivalente. Pour obtenir un congé sabbatique, il faut adresser sa demande par lettre avec avis de réception à son employeur, en précisant uniquement la durée du congé souhaité et sa date de début (inutile d’ajouter un motif). L’envoi de la demande du salarié doit respecter un préavis de 3 mois par rapport à la date de début de congé sabbatique souhaité. L’employeur doit répondre au salarié dans les 30 jours qui suivent la réception de la demande ; passé ce délai l’accord est tacite.Il existe des possibilités de report de ce congé par l’employeur, voire de refus, dans certains cas particuliers liés au bon fonctionnement d’un service ou à la taille d’une entreprise. Pour optimiser la durée totale de notre absence, nous avons pu, avant le début du « vrai » congé sabbatique, prendre nos congés payés et RTT de l’année en cours, quelques jours de congés par anticipation, et débloquer nos comptes épargnes temps. C’est au total plus de 65 jours de congés payés que nous avons pu poser avant notre congé sabbatique, dont nous avons fixé la durée à 10 mois. Recevoir son salaire pendant les 3 premiers mois de son voyage est une aide bien appréciable ! L’appartement Etant propriétaires de notre appartement, nous avons intégré dans notre budget tour du monde le remboursement mensuel du crédit qui continue malheureusement à courir en notre absence…L’idée de laisser inoccupé un appartement pendant une si longue période n’étant pas top, nous avions dans l’idée de prêter l’appartement à quelqu’un de notre entourage qui aurait besoin d’un pied-à-terre à Paris, et pourrait « gérer » l’appart en bon père de famille ! Nous avons eu beaucoup de chance puisque l’un de nos amis installé en province mais travaillant à Paris recherchait justement une solution de logement entre l’été 2007 et l’été 2008. Voici quelques unes des dispositions à organiser impérativement avant le départ :- prévenir le syndic de copropriété et l’assurance habitation de l’installation d’un nouvel occupant dans l’appartement ;- les factures EDF, GDF, France Telecom, etc. payables habituellement en signant un TIP peuvent être réglées par une autre personne qui envoie un chèque (sinon, prévoir un prélèvement automatique) ;- prévoir de désigner une personne habilitée à collecter les courriers recommandés à la Poste (pas très compliqué, mais le mandant et le mandataire doivent quand même se déplacer dans le bureau de poste concerné, muni d’une pièce d’identité) ;- Certains abonnements (type Câble) doivent être résiliés au moins 2 mois à l’avance. Nous étions liés avec Noos. Prévoir une bataille de longue haleine pour résilier la ligne et récupérer les sommes perçues indûment par cette boîte d’escrocs (si si, vraiment des voleurs, nous ne connaissons aucune exception dans notre entourage). Les impôts Pour le règlement de l’impôt sur le revenu, la taxe foncière et la taxe d’habitation, nous avons mis en place un système de prélèvement sur le compte bancaire directement à l’échéance.En se munissant d’un RIB, c’est un système très facile à mettre en œuvre en allant sur le site internet des impôts.Pour la déclaration des impôts 2007, nous la ferons par internet en 2008. Le centre des impôts nous a confirmé qu’il suffisait de se munir de notre numéro de télédéclarant. A priori il n’y a pas de pièce justificative à joindre pour une déclaration effectuée par internet. Un contact en France est néanmoins nécessaire afin de transmettre les informations financières nécessaires à l’établissement de la déclaration. Assurance maladieCompte tenu des pays que nous allons traverser durant notre périple, le centre d’assurance maladie ne pourra pas nous avancer les dépenses que nous devrons éventuellement engager sur place pour des consultations médicales, examens, médicaments, etc. La Sécu nous a néanmoins conseillé de garder les factures afin de les lui envoyer à notre retour.Par ailleurs, nous bénéficions d’une assurance « médicale » avec nos cartes bancaires Visa Premier, moyens de paiement utilisés pour acheter nos billets d’avion « tour du monde ».Attention, cette assurance n’est valable que pendant les 3 premiers mois du voyage, nous l’avons complété pour les mois suivants par un contrat Marco Polo proposé par la société AVI. Un peu cher mais AVI bénéficie d’une très bonne réputation. Billet d’avion « tour du monde » Le choix d’une alliance et, au sein d’une alliance, d’une compagnie aérienneA moins de vouloir choisir un mode de voyage original du type vélo ou cargo, il faut acheter un billet d’avion « tour du monde ». Il n’est pas intéressant de contacter les agences de voyage classiques telles que Nouvelles Frontières, Opodo ou Anyway, qui proposeront des billets chers sans aucune modularité (dates de voyages fixées à l’avance). Le billet Tour du monde présente de nombreux avantages, notamment un prix peu élevé compte tenu du nombre de vols effectués, ainsi qu’une certaine flexibilité. Seule contrainte : lors de l’achat, le programme de vol est fixé de manière définitive (en réalité, on peut sous certaines conditions changer ou ajouter des destinations, mais cela a un coût minimum de 125 € par destination selon nos informations). En revanche, les dates de ces vols sont modifiables sans surcoût significatif (quelques frais de dossier de 10 à 30 € localement) à condition qu’il reste une classe de voyage équivalente à la nouvelle date. S’il n’y a pas de place, on doit payer la différence, mais on est assez flexible quand on fait un tour du monde…Ces billets Tour du monde sont proposés par les 3 grandes alliances aériennes que sont One world, Star alliance et Skyteam : il s’agit en fin de compte d’un panachage de vols proposés par les compagnies aériennes membres d’une alliance. Une fois son itinéraire de voyage établi, il faut donc chercher l’alliance qui propose la meilleure offre dans les pays visités. Le site internet des alliances permet de s’en faire une première idée avec des simulateurs assez bien faits. Il faut ensuite contacter directement l’une des compagnies de l’alliance choisie pour lui demander d’établir un devis pour l’itinéraire choisi. Pour notre part, nous avons choisi l’alliance One World et sa formule «Global explorer » dont le prix dépend du nombre de miles effectués. Pour information, One World propose également une formule « One World Explorer » basée sur le nombre de continents visités ; son prix est moins élevé mais les dessertes proposées sont réduites. Notre itinéraire de base a donc permis de définir un prix, mais pour optimiser le nombre de miles autorisé pour ce budget, nous avons ajouté deux vols intérieurs au Chili qui n’étaient pas prévu au départ ! D’où l’intérêt de bien maîtriser sa géographie afin de pouvoir affiner son itinéraire.Nous avons interrogé plusieurs compagnies de l’alliance One World pour tester leur professionnalisme, leur réactivité, et éventuellement leurs tarifs. En fait, il n’y a aucune différence en termes de tarifs mais nous avons eu des contacts très différents d’une compagnie à l’autre. Nous déconseillons Cathay Pacific qui nous a réservé un accueil glacial lorsque nous avons appelé pour un billet tour du monde. En revanche, nous avons eu un très bon contact avec British Airways (malgré quelques approximations sur le prix du billet en incluant les taxes), avec Japan Airlines (mais contact en anglais, pas toujours facile), ainsi qu’avec Qantas, très pro, avec qui nous avons finalement conclu.Le prix de notre billet Tour du monde s’est élevé à 3800 € TTC. L’équipement vêtements, chaussures et bagages……ou comment passer ses samedis entre Décathlon et le Vieux Campeur C’est le moment ou jamais de compléter ou de commencer sa garde robe de voyage, en investissant dans des vêtements résistants, respirants, chauds, imperméables, qui sèchent facilement, etc. Bref, des vêtements qui ont toutes les qualités ! L’occasion de découvrir ou d’investir dans des matières du type Coolmax ou Gore Tex et d’oublier le bon vieux coton ou la laine. Les rayons « randonnée » des magasins de sport offrent de nombreux articles utiles pour un tour du monde tels que T-shirts à manches courtes ou longues et pantalons légers convertibles en shorts, en polyester (qui sèchent vite), des chaussettes en matière Coolmax (anti ampoules ou pas, qui sèchent vite également), et des vestes polaires. Nous avons acheté ces articles chez Décathlon pour un budget très raisonnable, profitant des soldes de juillet.Au Vieux Campeur, nous avons acheté des sous-vêtements en matière Polartec surtout utiles dans les pays froids (c’est pas forcément super sexy et ça rappelle un peu les thermolactyls Damart de notre enfance, mais tant pis !). Compte tenu de leur prix, nous avons mis du temps à nous décider sur l’acquisition de vestes en Gore Tex, vivement conseillées par beaucoup de globe-trotters. Nous avons mis à profit notre voyage préalable aux Etats-Unis (à Seattle et dans les Rocheuses) avant le grand départ et, après avoir rediscuté sur place avec quelques « pros » habitués aux grands froids, nous avons fait des emplettes à prix fort intéressants. Nous avons en effet pu acheter nos vêtements (marques The North Face et Arc’Teryx) à des prix inférieurs de moitié à ceux pratiqués à Paris (voir Budget). Concernant les chaussures, nous emportons les chaussures de rando que nous avons déjà, et avons fait l’acquisition de sandales de rando au Vieux Campeur, aussi bien pour marcher confortablement en ville qu’à la plage, même si l’eau de mer n’est pas vraiment conseillée. Nous prendrons également dans nos bagages des tennis pour un usage « tout terrain ».Le départ pour ce grand voyage a été le prétexte pour renouveler nos sacs à dos chez Décathlon, avec un sac Deuter 55+10 litres pour Fred et un sac Quechua 65 + 10 litres pour Pierre. Nous avons ajouté des « sur-sacs » pour protéger nos sacs à dos dans les soutes des avions ou pour les transports en bus, parfois folkloriques. Liste de matériel à compléter. Vaccins, traitement du paludisme et trousse médicale Compte tenu des pays dans lesquels nous souhaitons nous rendre, nous avons décidé de prendre rendez-vous avec un médecin de l’Institut Pasteur afin de faire un point sur les vaccins nécessaires ainsi que sur la gestion du risque de paludisme sur une durée de plusieurs mois.Le médecin nous a demandé très précisément quels étaient les pays dans lesquels nous comptions nous rendre (ainsi que les régions que nous allions visiter à l’intérieur de ces pays), à quelle saison nous allions séjourner et combien de temps au total nous allions séjourner.Tous ces paramètres sont déterminants pour juger de la nécessité de pratiquer certaines vaccinations, ainsi que pour donner des conseils sur la prévention du paludisme. Concernant donc le paludisme, le premier réflexe de prévention est l’utilisation de produits repellents sur la peau et sur les vêtements, ainsi que l’installation d’une moustiquaire au dessus du lit. Ensuite, le médecin nous a prescrit de la malarone, qu’il s’agisse de traitement préventif pour des zones particulièrement exposées, ou même de traitement curatif en cas de soupçon de crise de paludisme dans une région reculée où la consultation rapide d’un médecin n’est pas envisageable.La prise de malarone en continu ne peut pas excéder 3 mois, aussi la meilleure solution est de l’utiliser « à la carte » lorsque nous nous rendons dans les zones les plus risquées (information pouvant être vérifiée auprès d’un médecin ou d’une ambassade à l’arrivée dans un pays). Le médecin de l’Institut Pasteur nous a également rappelé les recommandations d’usage concernant la consommation d’eau, d’aliments, etc. et nous a conseillé d’emporter dans nos bagages quelques seringues au cas où un médecin local doive pratiquer une injection. Il a d’ailleurs établi pour chacun de nous un certicat attestant que les seringues que nous transportons sont bien destinées à un usage médical.Nous avons également rencontré notre médecin traitant pour obtenir une ordonnance «classique » de médicaments de voyageur (anti fièvre et douleur, antibiotique à spectre large, anti diarrhée, etc.).D’une manière générale, nous avons fait la tournée des spécialistes que nous consultons régulièrement (dentiste, ophtalmo, etc.) afin de s’assurer que les machines sont bien en état de marche avant ce long périple. Banque et gestion du budget pendant le voyage Nous avons pris chacun rendez-vous auprès de nos agences bancaires afin de discuter de la gestion du compte courant et des retraits d’argent ou paiements en devises étrangères pendant plusieurs mois.En ce qui concerne l’approvisionnement du compte courant, nous avons mis en place un système de livret (réserve d’argent) qui servira à alimenter régulièrement le compte courant, l’idée étant de ne pas laisser un solde d’argent trop important sur le compte courant pendant la durée du voyage.La consultation des comptes et leur gestion (virements de compte à compte) par internet permet de garder en permanence une somme disponible suffisante sur le compte courant. La question des retraits d’argent à l’étranger mérite d’être regardée de près car selon le type de retrait (par DAB ou au guichet) ou le type de paiement (par carte ou traveller chèque), les commissions peuvent parfois être très importantes. Le mieux est de consulter la brochure des tarifs bancaires applicables par le réseau dont on est client. Enfin, nous décidons de partir en emportant comme seule devise étrangère des dollars US, une très petite quantité en cash (quelques centaines de dollars) et un montant plus important (environ 1/4 du budget global) en traveller chèques American Express.
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